FRANCISCO CEBRER0S

Communicant scientifique spécialisé dans la transition énergétique, la diplomatie scientifique et le transfert de technologie. Fort d’une formation internationale et d’expériences en recherche, médias et relations institutionnelles, j'aimerais faciliter les liens entre science, société et enjeux géopolitiques du XXIᵉ siècle : énergie, savoir et développement économique.

Une transition accélérée.

Les conflits récents au Moyen-Orient et la guerre en Ukraine ont profondément bouleversé les équilibres énergétiques mondiaux. La volatilité des prix du pétrole et du gaz a contraint les pays européens à repenser leurs stratégies d’approvisionnement. Dans ce contexte, les énergies renouvelables s’imposent non seulement comme une solution écologique, mais aussi comme un levier stratégique pour garantir une plus grande autonomie énergétique.

Une dynamique mondiale portée par l’urgence climatique

Face à l’aggravation du changement climatique et à l’augmentation des gaz à effet de serre, la transition énergétique s’accélère. En 2023, plus de 545 milliards de dollars ont été investis dans les énergies renouvelables, représentant près de 90 % des investissements mondiaux dans les énergies propres (Statista.com). La consommation d’électricité renouvelable a presque doublé en dix ans, et 170 pays mènent aujourd’hui des politiques actives en la matière.

L’Europe en transition : ambitions et résultats

En Europe, les énergies renouvelables représentaient 23 % de la consommation brute d’énergie en 2022. La Suède se distingue comme leader, tirant près de deux tiers de sa consommation finale brute d’énergies renouvelables, principalement grâce à l’hydroélectricité, l’éolien et les biocarburants (source : Eurostat).

L’Union européenne a rehaussé ses objectifs : la part des renouvelables doit atteindre 42,5 % d’ici 2030, avec une ambition affichée de 45 % à terme. Cette volonté reflète l’urgence climatique autant que la nécessité de se libérer des dépendances extérieures.

La France renforce sa position

En France, le plan France 2030 prévoit 30 milliards d’euros d’investissements, dont 8 milliards pour la décarbonation de l’industrie. Le pays a aussi franchi un cap symbolique au premier trimestre 2024 avec l’installation de 1 GW de capacité solaire photovoltaïque, soit une hausse de 67 % par rapport à la même période en 2023. Ces résultats confirment la volonté de la France de s’affirmer comme un acteur clé de la transition énergétique européenne.

Une transition sous tension

La transition énergétique est bel et bien engagée. Mais elle ne se fait pas sans résistance : les modèles énergétiques traditionnels défendent leur place dans un système mondial en mutation. L’issue des tensions géopolitiques, les prix des hydrocarbures, l’innovation technologique et la coopération internationale seront autant de facteurs décisifs pour l’avenir du secteur.

Francisco R. Cebreros

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